Lycosa tarantula femelle

 

 

 

 

Milieu :  plateau calcaire, pelouse sèche  (30)

Taille :26-28 mm Date : 15 juin 2017 Sexe : 2 femelles

Description :  très grande araignée dont le céphalothorax est beige à brun doré, bordé d’un  fin liseré beige, lui même surmonté d’un liseré brun foncé en continu sur le clypeus. Vue du dessus, on trouve une bande centrale claire bordée de deux zones brunes dentelées en miroir et margées finement de noir. Les deux paires de grands yeux noirs sont cerclés de brun orangé. Les chélicères sont très impressionnantes, larges, couvertes de poils beige doré dans leur partie supérieure. Certains individus portent des poils orange sur les chelicères.  Son abdomen est  ovale et bombé majoritairement brun clair, portant de larges chevrons brun foncé séparé de fines lignes beige doré; les premiers chevrons à l’avant sont coupés par une courte bande médiane brun clair; deux points blancs marquent le milieu de l’abdomen. Les larges pattes dorées sont pourvues de longs poils brun fins, quelques longues épines noires, montrant surtout de larges anneaux noirs déchiquetés sur la face ventrale. Les pédipalpes sont pourvus de longs articles brun, quelques courtes épines noires, et quelques poils brun longs et fins; les tarses, métatarses et tibias portent souvent des poils orange.

ID certaine, même si le genre est régulièrement révisé, ici la face ventrale est entièrement noire. Le lieu de rencontre écarte toute confusion avec Lycosa fasciiventris (rencontrée il y a peu également, plus petite, avec une barre noire horizontale ventrale bordée de orange, et surtout légèrement plus claire avec des motifs moins contrastés que Lycosa tarantula)

Perso : Youhouuuu finalement c’est bon de patienter pour rencontrer cette légende des araignées : la « tarentule »!! Ne pas confondre avec le terme saxon « tarantula » qui équivaut à mygale chez nous… Et oui, je n’avais pas particulièrement organisé sa recherche jusqu’ici mais j’avoue avoir souhaité la voir de nombreuses fois. Cette occasion est arrivée lors de la deuxième sortie arachno dans le Gard et ma toute première grande impression fut : la taille du terrier! (à retrouver ici avec le mâle trouvé un premier). Aux abords du deuxième terrier que je trouve, je m’agenouille calmement; je prends une grande respiration, je choisis la bonne herbe et je décide de voir si la belle que j’attends tant est là… Je la vois, elle monte doucement vers la surface dérangée par l’herbe introduite dans son antre. Elle sort soudainement et se fige, plantant ses fortes pattes dans le sol; waouh elle est majestueuse et sûre d’elle et dégage une force incroyable! Cette géante d’Europe semble juste parfaite non?.. 

Lycosa tarantula femelle

Arctosa sp. juvenile

Arctosa sp 1-1

 

Milieu : errante sur la rive minérale d’une rivière  (81)

Taille : 5 mm Date : 25 août 2014 Sexe : juvénile

 

Description :  araignée juvénile au céphalothorax brun foncé, avec quelques vagues zones de poils clairs sur les côtés, et un liseré noir entourant la base. La face est noire avec quelques poils bruns, un clypeus mince et beige portant de rares poils blancs. Les chélicères sont brun/rouge avec des poils fins, clairs et plus longs. L’abdomen est un ovale allongé, brun mêlé de quelques poils blancs, avec une bande médiane bordée de deux tâches orangées antérieures, et de deux lignes de petits points blancs et noirs postérieurement. Les flancs sont bruns maculés de poils blancs. Les pattes sont déjà puissantes, beige/jaune annelées de brun/noir (fémurs plutôt zébrés/tâchés qu’annelés, avec quelques poils blancs) avec de fines épines noires. Les pédipalpes sont beige/jaune avec quelques tâches foncées, pointus et foncés aux extrémités.

ID laissée en « sp. » car juvénile par SD; effectivement, 3 espèces ont déjà été trouvées à ce même endroit.

Perso : Même juvénile, cette jeunette a déjà une sacrée ‘gueule’ d’Arctosa, dégageant une impression de force et de puissance d’une excellente chasseresse. C’est pour cela que j’ai quand même décidé d’en faire un article, et puis ce regard et ces belles tâches oranges valent bien quelques photos! J’arriverai peut-être, en retournant au même endroit, à lever le mystère de son identité précise, à moins que plusieurs espèces cohabitent au même endroit, et là, il faudra sans doute en faire passer une ou deux aux examens genitalia. Ça ne sera que du plaisir, tant les rives minérales de cette rivière sont belles, bordée d’un côté par de magnifiques falaises calcaires…

Arctosa sp. juvenile

Pardosa proxima

Pardosa proxima 1-1

 

Milieu : errante au sol, bord de rivière  (81)

Taille : 6 mm Date : 25 août 2014 Sexe : femelle

 

Description :  araignée au céphalothorax brun, avec une fine bande médiane beige bordée de brun foncé; une bande brun clair entoure la base avec des tâches glabres et quelques poils blancs plus nombreux postérieurement. Un mince liseré noir souligne le tout sur tout le pourtour. La face est étroite, brune mais noircie au-dessus des yeux principaux, et le clypeus est brun clair, glabre, avec de rares courts poils blancs. Les chélicères sont brun clair avec quelques poils blancs, fins et un peu plus longs. Son abdomen ovale porte une crête de fins poils blancs antérieurement, il est marqué d’une bande médiane brun clair bordée de points noirs qui s’arrête en milieu d’abdomen. Cette bande est suivie de deux lignes de points noirs plus grossiers, des points blancs sont visibles en nombre, le reste étant mêlé de brun et de noir. Les flancs sont eux aussi mêlés de noir et de brun, et deviennent majoritairement couverts de blanc vers la partie ventrale. Les pattes sont brun jaune avec des zébrures brunes ventrales sur les fémurs, des anneaux bruns sur les autres articles, mais surtout ces épines foncées et perpendiculaires, typiques du genre. Les pédipalpes sont assez longs, brun jaune, avec des anneaux bruns, des petits poils fins clairs et de courtes épines foncées.

ID confirmée par genitalia, petite taille d’adulte vis à vis de la fourchette donnée par Unibe minima supérieure à 7mm.

Perso : Ce genre est très compliqué à identifier visuellement tant il y a une variété d’espèces quasi semblables mais surtout elles sont très rapides! Et oui… Cette petite fusée brune habitait sur les rives d’une belle rivière, près d’un causse, et fréquentait un autre genre cousin en nombre à cet endroit : les Arctosa. J’ai vu certaines femelles avec des cocons, j’ai donc pensé que c’était le bon moment pour en faire identifier une et lui tirer le portrait. Sur les photos, elle a ce grand air étonné et curieux que j’affectionne et elle a fait de courtes poses dans sa course folle afin que je puisse capturer son joli minois. Les insectes sont nombreux sur les rives et elle ne devait pas manquer de proies à chasser, c’est certain! Quelle jolie robe mouchetée de blanc, capable surement de la camoufler dans pas mal de circonstances…

Pardosa proxima

Pirata sp.

Pirata piraticus 1-1

 

Milieu : sur la rive, bord de lac (81)

Taille : 5,5 mm   Date : 31 août 2014   Sexe : femelle

 

Description : araignée dont le céphalothorax est brun, avec une bande médiane plus claire intégrant un fin diapason foncé qui s’étend jusqu’aux yeux postérieurs; une belle bande blanche, soulignée d’un mince trait noir, entoure la base. La face est brun clair, des yeux noirs, des chélicères brun rosé avec des poils fins et clairs. Son abdomen brun foncé présente une courte bande médiane claire, deux fines lignes blanches en V, deux points blanc à l’arrière, avec des flancs mouchetés de blanc. Les pattes brun clair, avec des fémurs jaunâtres, portent de courtes épines noires et de fins poils foncés. Les pédipalpes sont brun clair avec quelques épines et des poils blancs fins aux extrémités.

ID classée d’un sp. car l’individu était encore subadulte, après examen genitalia. J’aurai bien une préférence pour P. piraticus mais bon…

Perso : J’ai trouvé cette espèce au bord d’un lac boisé mais dont la berge est nue et minérale. Elles étaient nombreuses à trafiquer sur la rive, les pieds dans l’eau. Son côté aquatique s’est illustré lors de la séance photo puisque, isolée sur une grosse pierre dans l’eau, j’ai soudain perdu la demoiselle des yeux. J’avais beau regarder sur toute la surface de la pierre immergée, elle n’était plus là! C’est une araignée très rapide, qui peut aller sous l’eau quelques instants, puisque j’ai retrouvé mon sujet, toujours sur la surface de la pierre mais sous l’eau! Il me faudra retourner sur les rives pour identifier cette population en dénichant cette fois des adultes.

Pirata sp.

Hogna radiata minor

Hogna radiata minor 1-1

 

Milieu :plateau de causse, sous une pierre  (12)

Taille : 11 mm   Date : 19 août 2014  Sexe : femelle

 

Description : belle araignée dont le céphalothorax est beige avec une bande médiane brun clair et deux larges bandes brun foncé latérales, rayées verticalement de quelques lignes beiges. Il y a également un fin liseré noir et glabre à la base du céphalothorax bordé de beige clair, puis surmonté d’une mince bande brun/noir irrégulière. Les chélicères sont brun/noir, massives et couvertes de poils brun doré sur la partie supérieure. Son abdomen brun clair possède une courte bande médiane plus foncée sur la partie antérieure, finement bordée de noir, de deux petits triangles noirs en avant, et de deux points beiges au milieu. La partie postérieure présente des chevrons beiges nets, soulignés de brun et terminés par des points beiges. La face ventrale ici montre un abdomen entièrement beige, un sternum clair avec un fin et court trait noir dédoublé à la base, et surtout les anneaux noirs décrits par Simon sur les tibias IV uniquement. Les pattes sont beiges avec des tâches/zébrures noir/gris, quelques grosses épines noires (fémurs fauves), et des poils courts sur les autres articles plus foncés. Les longs pédipalpes sont beiges et épineux, rembrunis aux extrémités.

ID: confirmée par SD visuellement, puis par Pierre (genitalia). La face ventrale réunit les critères de différenciations visuelles décrites ci-dessus (sternum et ventre clairs, sont noirs ou foncés chez « major », et seuls tibias IV annelés); la petite taille confirme ces critères (sur individu parfaitement adulte, ici femelle, Simon donne une taille de 12 à 18mm chez « minor », de 20 à 25mm chez « major »!!). Je me suis attardée à ces détails mais il ne s’agit  bien que d’une sous-espèce de Hogna radiata bien sûr, qui arriverait à maturité plus rapidement, et donc conserverait adulte les caractéristiques du juvénile (hypothèse)…

Perso : Lâchée en prospection d’araignées sur le Causse, cette pépette fut l’une de mes premières trouvailles de la matinée. Intriguée par sa petite taille et son habitus ressemblant à Hogna radiata, j’étais confuse et du coup je l’ai montrée à SD. Il me répond : « Tu ne sais pas?.. Moi je sais! » (hihi!). Il s’agissait donc de cette variante « minor » que je n’avais  pas encore rencontré, du moins j’avais zappé cette variante! C’est en observant la face ventrale d’un individu adulte que l’on peut donc discerner les différences, il me faudra cependant photographier une « grande » adulte face ventrale afin de pouvoir comparer correctement, mais ça a l’air très clair maintenant. Très intéressant de jouer au jeu des différences sur cette petite version, très semblable et toujours aussi jolie…

Hogna radiata minor